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Dakar 2009 – Entrevue Pilotes 24 déc.

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Thierry Béthys (Fra – 8 – HONDA)

« Je ne dépasse jamais mes limites »

Ancien champion de France de cross, c’est notamment sur le sable de l’enduro du Touquet que Thierry Bethys a bâti sa réputation, avec trois victoires sur le grand rassemblement hivernal. Après la découverte du Dakar en 2006, il est parvenu à intégrer le Top 10 en 2007. La progression peut se poursuivre en Amérique du sud.

 Thierry Béthys, quel sera votre objectif principal sur le Dakar 2009 ?
Ma priorité, c’est de réussir à faire le tour complet sans casse mécanique et sans chute. Je sais que sur la piste, je ne dépasse jamais mes limites, en revanche je me bats pour aller chercher avec mes moyens la meilleure place possible. Viser le podium du classement général, cela me parait compliqué, mais le matin je ne partirai jamais battu.

Qu’est-ce qui vous sépare des meilleurs pilotes de la course, pour pouvoir viser la gagne ?
Je crois que la grosse différence ne se situe pas sur le plan technique, mais plutôt sur l’expérience de la navigation. A mon sens il faut au moins quatre ou cinq ans sur le Dakar pour bien maîtriser cette question. Mais j’avoue que c’est une sensation géniale de se retrouver seul en tête et d’avoir à « faire la trace ». Cela m’est arrivé sur le rallye de Tunisie, et on ressent monter à ce moment une bonne dose d’adrénaline. C’est un moment que j’aimerais bien vivre sur le rallye, car je viens avant tout pour me faire plaisir.

La cylindrée de votre Honda vous pénalise également dans l’optique du classement général…
Oui, bien que l’écart semble se réduire avec les KTM, il y aura toujours quelques étapes rapides sur lesquelles nous ne pouvons pas rivaliser, et nous perdons des minutes. Je serais curieux de voir ce que cela donnerait si Coma, Despres et Casteu roulaient sur 450cc, et je crois que je ne serais pas si loin ! En attendant, je vais viser la victoire dans la catégorie, et je sais qu’il y aura une grosse concurrence. Quoi qu’il arrive, je viens pour l’esprit d’aventure de ce rallye, en sachant que si je pilote à ma main, je me classe dans les quinze premiers. Alors si je ne chute pas, je sais que je suis content tous les soirs.

 

 

Pep Vila (Esp – 510 – MERCEDES)

« Nous allons faire une course d’attente »

Habitué du Top 10 aux arrivées de plusieurs étapes, Pep Vila, 15ème du général en 2007, est une des valeurs sûres de la course camions. Partisan d’une course dure il attend beaucoup de ce nouveau Dakar et espère rentrer dans les dix premiers.

Pep Vila, comment avez-vous occupé votre temps depuis les vérifications au Havre ?
C’est une situation étrange. Les années précédentes nous étions pris par les préparatifs du camion, les essais. Cette année nous sommes confrontés à une situation inédite. Nous avons du temps libre et du coup nous avons pu travailler avec les sponsors. Nous avons été disponibles pour les médias également, alors que jusqu’à maintenant il était compliqué de répondre aux sollicitions des télévisions par exemple.

Etes-vous préoccupé par la course ?
C’est difficile puisque tout est nouveau. Nous avons essayé d’obtenir des informations, par internet et par téléphone. Nous avons un mécanicien qui est argentin. L’un des copilotes, Moïses, a étudié de près les cartes pour essayer d’imaginer ce qui peut nous attendre. Mais il est difficile de faire plus. Personnellement je fais un peu d’enduro dès que je peux, car j’adore la moto.

15ème en 2007 : qu’espérez-vous cette année ?
D’abord une course dure. Je sais qu’elle le sera et cela nous convient. Notre but est d’être au plus près de la grande bagarre entre les Top camions et d’attendre notre moment. C’est une sorte de course d’attente. Si on finissait dans les 10 premiers ce serait vraiment fantastique. Nous n’avons pas le meilleur camion, mais c’est un engin extrêmement fiable.

 

Thierry Magnaldi (Fra – 320 – BUGGY)

« Je ne gaspille pas d’énergie avant »

Il participe à son 17ème Dakar après une interruption de trois saisons. 8ème du classement général en 2006, Thierry Magnaldi redécouvre le Dakar sur un buggy Gache, avec Guy Leneveu comme navigateur et des ambitions de Top 10 intactes.

Thierry Magnaldi, à quoi occupez-vous vos derniers jours d’avant Dakar ?
Je passe du temps à finaliser le budget. Comme mon engagement sur l’épreuve est récent, c’était un peu la course pendant tout le mois de décembre. Mais les réponses sont bonnes : les gens croient en nous. Sinon, ils ne viendraient pas. Sur les derniers jours, j’ai aussi géré la décoration du buggy, avec l’impression et l’installation des autocollants des sponsors en fonction de leurs différents niveaux d’implication.
Je mets également au point le suivi de ma participation au Dakar. Toujours vis-à-vis des sponsors. Nous allons faire une newsletter quotidienne pendant la course. »

Quelle préparation strictement sportive suivez-vous ?
Je fais un footing d’une heure chaque soir. Si je ne peux pas je vais au gymnase. Concernant la course elle-même, je ne me mobilise pas. Je sais que c’est une question de mental. De mes années motard, je garde le réflexe du road-book. Bien le connaître, c’est la règle numéro 1, à appliquer à 100%. Il faut faire confiance aux gens qui ont fait le parcours. C’est aussi la seule façon de donner le maximum de ce que tu sais faire. Et à ce sujet, tout se fait la veille de l’étape. Donc, personnellement je ne gaspille pas d’énergie avant. Pour faire quelque chose sur le Dakar il faut prendre la course jour après jour.

 Source de ASO Copyright

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