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Dakar 2009 – Entrevue Pilotes 25 déc.

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Jordi Viladoms (Esp – 9 – KTM)

« J’ai un super moral »

C’est peut-être la bonne année pour Jordi Viladoms. Ses deux abandons lors de ses deux premiers Dakar sont loin. Seule reste la victoire d’étape à Zouerat en 2007. Il revient gonflé à bloc, totalement remis de sa blessure au coude et préparé comme jamais.

 Quel est votre programme des derniers jours ?
Je ne touche plus la moto depuis la mi-décembre. Dans la zone d’Igualada, au centre de la Catalogne, il fait froid et les pistes sont dures, parfois gelées. Il n’est pas question de prendre de risques. Pour garder la main, je fais une paire d’heures de trial deux à trois fois pas semaine sur le circuit « Park Motor » de la Fédération catalane de motocyclisme. Je complète par un peu de gymnase et beaucoup de vélo. J’associe le VTT avec des sorties de deux à trois heures, et le vélo sur route avec lequel je roule trois à quatre heures d’affilée.

Vous partez à Buenos Aires le 27 : que ferez-vous jusqu’au départ de la course ?
Physiquement, dès la semaine de Noël, je vais baisser le rythme et simplement m’entretenir. Nous arrivons effectivement le 27 à Buenos Aires et nous espérons simplement pouvoir rouler le strict nécessaire avec la moto pour vérifier son état, sans plus. Concernant le parcours, nous essayons de collecter de l’information sur l’altitude lors de certaines étapes, sur les types de terrain. Mais il sera difficile d’anticiper à ce niveau.

Quelle est l’ambiance au sein du team ?
Nous y allons pour gagner. Personnellement je crois que je n’ai jamais été aussi bien. Je suis tranquille, serein. Je sais que je me suis bien préparé.

 

Yoshimasa Sugawara (Jap – 511 – HINO)

 « Apprendre aux jeunes à triompher de situations difficiles »

A 67 ans et après 25 Dakar, Yoshimasa Sugawara demeure infatigable et toujours plein d’humour. S’il paraît désormais un peu difficile pour lui de jouer les toutes premières positions – ce à quoi son fils Teruhito pourrait en revanche prétendre -, le Japonais n’en demeure pas moins un très sérieux candidat au top 10.

Yoshimasa, quel sera votre objectif sur ce nouveau Dakar ?
C’est difficile à dire car l’Argentine est un nouvel endroit et donc également un nouveau défi pour nous. Je dois d’ailleurs dire que c’est un plaisir de partir d’un pays qui a produit de si grands pilotes, comme Juan Manuel Fangio par exemple. Le terrain sera très différent de ce que connaissons en Afrique, donc le premier but sera de finir le rallye.

Quelle stratégie allez-vous adopter pour cela ?
Il faudra s’adapter en fonction du terrain. De manière générale, je serai très précautionneux car ce sera pour moi une première de rouler dans ces paysages. Je pense que la course se découpera en plusieurs sections : les premières spéciales qui seront plutôt rapides, puis celles du milieu où il s’agira de courses montagneuses en haute altitude. Et puis, il y aura le désert de l’Atacama. Après tout, je crois que ce sera ça la partie la plus importante du rallye.

Avez-vous apporté des modifications à votre camion (un Hino Ranger) pour cette nouvelle édition ?
Nous avons fait deux changements majeurs. D’abord, nous avons repositionné le moteur davantage vers l’arrière pour changer la configuration. Cela nous permettra d’améliorer notre stabilité et la maniabilité du camion, mais aussi de mieux équilibrer le poids. Ensuite, nous avons agrandi l’empattement, également dans un souci de stabilisation du véhicule. Enfin, nous avons changé les matériaux de certaines pièces. Nous avons opté pour de l’aluminium pour gagner en légèreté.

Comment vous-êtes vous préparé physiquement ?
Ma préparation parfaite, c’est la bière et le tabac. Au Japon, actuellement, c’est l’hiver, alors qu’en Argentine c’est l’été. Donc pour nous conditionner, nous avons décidé d’arriver en Amérique du sud dès la mi-décembre.

Quel est votre secret pour durer autant sur le Dakar ?
Beaucoup de soutien très chaleureux des sponsors, mais également des fans. Et puis il y a aussi la fierté japonaise, c’est un peu cela mon secret.

Vous avez participé à 25 Dakar. Comment trouver la motivation d’année en année ?
Le Dakar et sa préparation sont très difficiles. Je pense que c’est une bonne leçon, un bon lieu pour apprendre pour les membres plus jeunes de notre équipe. Je participe encore au Dakar pour leur montrer leur capacité à triompher de l’adversité et de situations difficiles.

 

 

Robby Gordon (Usa – 309 – HUMMER)

« La voiture est au top niveau »

La quatrième tentative sera-t-elle la bonne ? Le pilote californien Robby Gordon veut y croire. A une semaine du départ, cette icone du championnat américain NASCAR rêve d’une arrivée triomphale le 18 janvier à Buenos Aires. Il deviendrait ainsi le premier « Yankee » à s’imposer en voiture sur le Dakar…

Pourquoi pensez-vous pouvoir vous imposer sur le Dakar cette année ?

Il y a plusieurs éléments. Tout d’abord, notre Hummer n’a jamais été aussi bien préparé. On a fait nos derniers tests il y a quelques jours à peine : la voiture est au top niveau, super solide. Sur le Dakar Series d’Europe centrale, on avait été performants, mis à part un problème technique, réglé depuis. Tous les mécaniciens sont vraiment excellents. Bref, nous avons tous un seul objectif -gagner-, et on a énormément bossé. Sur un Dakar, rien ne peut remplacer une bonne préparation !

Le choix de l’Amérique du Sud peut-il vous avantager ?

Sur ce nouveau continent ; on remet un peu les compteurs à zéro. Aucun des top pilotes n’a couru très régulièrement dans ces pays, alors qu’ils connaissent les pistes sahariennes par coeur. Moi, je n’ai jamais fait de courses en Amérique du Sud, mais les terrains seront similaires à ceux des Bajas des Etats-Unis et du Mexique. Et sur les Bajas, je suis comme chez moi. Donc…

Que vous a-t-il manqué jusqu’ici pour remporter la course ?

Sans doute l’expérience, la compréhension du terrain. Quand on sait lire les pièges de la route, ça va tout de suite beaucoup mieux. L’expérience, c’est la seule chose qu’on ne peut pas acheter…

Les médias américains s’intéressent-ils à votre participation ?

Le Dakar n’est pas très connu en Amérique, mais il y a pas mal de reportages sur nous. Une victoire pourrait avoir un vrai impact médiatique, d’autant plus qu’en janvier, il n’y a pas du tout de sport mécanique aux USA. Donc la voie est libre pour nous…

Source ASO Copyright

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