Motocross Ste-Julie

L’équipe Québec Baja 1000 termine 15e sur 42

Catégorie(s) : Enduro
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Nous avons terminé 15e sur 42 avec un temps de 20h40 et 30 sec.

«Ce fut un combat intense avec moi-même, je me suis dit que plus jamais je ne remettrai les pieds ici, dans le désert€¦ À ma descente de moto, j’étais en transe… C’était une sensation étrange, presque troublante. Avec le recul et du repos, je vous le dis il y aura un Baja 1000 II!» Ces mots de Marc Desjardins résument bien l’expérience que le Tecate SCORE Baja 1000 réserve à ses participants.

Laissons-les nous raconter ce qu’ils ont vécu tout au long de leurs parcours dans le désert de la Baja California:

STÉPHAN : départ au miles 120 Départ 7h15 le matin, entrée dans le canal d’Ensenada pour sortir de la ville. À la sortie de la ville, entrée dans les montagnes pour environ 50 miles. C’est impressionnant de voir le nombre de spectateurs qu’il y a dans le canal et dans les montagnes.

Ils s’amusent à nous construire des petits sauts qui nous surprennent dans des sections très rapides à près de plus de 80 miles à l’heure. Par la suite, secteur en montagnes de sable fin, virage : gauche-droite, gauche-droite pendant près de 40 miles. Des cactus ferment le corridor de course, ce qui emprisonne la poussière et limite énormément la visibilité. Pour la dernière portion du circuit, des routes de terre à haute vitesse le long de la frontière de la Californie. Arrivée au miles 120, l’équipe m’affiche clairement leur situation et je passe le relais à Martin Ratté. Fin : 10h15 AM

MARTIN : miles 120 au miles 275 Départ 10h15 le matin. Si vous n’aimez pas la poussière, oubliez le Baja 1000, Ce n’est pas fait pour vous !!! Nous étions en attente de Stéphane pour notre première expérience de changement de pilote, j’ai senti un stress que je n’ai jamais connu au paravant. Rien à comparer aux départs de courses de motocross que j’ai déjà connus. Au milieu de la poussière, du bruit et de la profusion de Mexicains, l’attente du premier pilote ajoute un stress car nous ne savons pas s’il va bien ou s’il est tombé… Je me sens comme si j’étais lancé dans un terrain complètement inconnu (ce qui est le cas). Stéphan arrive, mes pulsations montent, l’équipe se regroupe, s’occupe de la moto et du prochain pilote, en l’occurence moi. Stéphan me donne les détails pertinents pendant son premier parcours. Le moteur tourne encore, j’embarque sur la moto, encouragé claque dans le dos des 3 autres coureurs. Je pars sur la route emprunté par les voitures et mon premier défi est de respecter les limites de 60 miles à l’heure, ce qui n’est vraiment pas évident avec l’adrénaline dans le tapis. J’ai l’impression de faire un départ avec un élastique qui me retient dans le dos. Après quelques miles, ça y’est c’est parti, la poussière lève et je commence à ressentir le feeling du Baja. J’entre dans les terres et après quelques mètres, je me rends compte que je suis à une altitude très élevée parce que j’emprunte une route rocheuse qui amorce une descente qui a duré environ 3/4 d’heure le long de la parois des montagnes. Je suis maintenant parti pour de la haute vitesse sur le lit d’un lac asseché. Après cette section du parcours, une série de bosses équivalent au trajet  »Québec – St-Apolinaire ». Mon  »Camel back se vide, les ampoules aux mains me sortent, pour finalement voir mon équipe prête à prendre le relais. Toute une expérience, les gars d’Enduro : pensez-y sérieusement, c’est le trip de votre vie !!!! Marc a pris le relais à 15h00…

MARC : miles 275 au miles 420 Sous estimer le Baja… le Baja me remet à l’ordre ! Je pensais avoir un sol de pierres et de roches, de montées et de descentes car c’est ma discipline préférée… mais le Baja avait choisi autre chose pour moi. Il a confronté mes démons en m’imposant environ 100 miles du 150 miles en un fond de sable style gros sel de 6 à 8 pouces qui doit se faire à environ à minimum 35 miles à l’heure pour pouvoir aller droit, pourtant, 35 miles à l’heure peut sembler ridicule quand on pense que par endroit on peut atteindre 100 miles à l’heure alors imaginez 100 miles de rockers (bosses de 2 à 4 pieds en sable mou à perte de vue). C’est là que j’ai compris que le Baja m’a dit  »Tiens-toi !!! » J’ai eu 2 parties rapides d’environ 2 fois 10 miles, environ 1h30 après le départ, ce qui m’a encourragé beaucoup. Je croyais naivement alors que j’allais faire un bon temps. Après 2 heures, j’ai senti un levé de soleil dans mon dos, une vibration dans mon guidon, un rugissement appocalyptique WOUAHHHHHGGGGGHHHHH … ça y était : les trophee trucks arrivaient ! DES MONSTRES !!!!! Il faut le voir pour le croire, ils nous dépassent  »poliement » et après 100 pieds full trottle… ça s’appelle  »park toi sur le bord… tu ne vois plus rien » il en a pasé 5 et 3 buggys comme ca wow mais c’était génial. Imaginez en plein désert de croiser des centaines de feux et des mexicains qui crient. C’était motivant. Après 3 heures, le support de GPS a cassé. Martin avait déjà arraché la trousse de survie. Autrement dit, pas d’outils pour arracher le fil du gps et atacher tout ça ensemble. J’ai plein d’autres histoires comme j’imaine que toutes les equipes ont vecues. C’est ce qui donne à la baja sa noblesse. Ce fut le combat le plus intense mais un combat mental avec moi meme en me disant criss je reviens plus ici.i Je suis arrivé 5h30 plus tard, en transe: une sensation jusqu’à ce jour jamais ressentie, presque troubante. Avec le recule de quelquea hueres, ben crisse,il va y avoir un baja 10000 ‘II’ . Les 3 objectifa ont étée ateints: les 4 ont fait leurz etapes. Ensuite, on est encore debout et on a fin.i Merci à mes amis et surtout à nos conjointes si formidables qui nous ont suportés. Vraiment, ce fût une orgie de plaisir !

SYLVAIN : miles 420 au miles 595 Départ à 21h30, J’ai trouvé la première section de nuit difficile par rapport à ce que je suis habitué normalement (rouler de jour). La vision est très limitée à cause des sentiers accidentés. Une série de bosses rendant le parcours difficile, je ne pouvais pas anticiper les virages alors je devais garder le plus possible le devant de la moto au sol pour garder la lumière sur le parcours. Mon parcours en général ressemblait à des sentiers de tours d’Hydro avec beaucoup de virages. Durant mon parcours, j’ai traversé un dépotoir municipal et j’ai eu beaucoup de plaisir de voir des bibites à longues queues traverser le sentier (rats… et même serpents !). Dans le milieu du parcours j’ai longé environ 60 miles sur la plage… Il y avait tellement de brouillard et de poussières en suspension que tout collait dans mes lunettes. Je devais donc me limiter à rouler 20 miles à l’heure, à une section planche ou j’aurais pu facilement rouler 100 miles à l’heure. La vision était tellement difficile que je me suis même retrouvé directement dans le drive-way d’une maison. Malgré tout, seulement l’adrénaline d’être là avec toute l’énergie qui se dégage de cette course (voir toutes les équipes à très haut budget autours de nous), fait qu’y partiiper donne un feeling incroyable. Tout amateur de moto devrait vivre cette expérience au moins une fois dans sa vie !

STÉPHAN : milles 595 à la ligne d’arrivée / Arrivée de Sylvain Jobidon à 2h30 du matin. Parti en montagnes ou le sol est complètement détruit, un sable farineux lève en poussière et nous empêche de voir les roches au fond du sol. 10 miles avant l’arrivée d’Ensenada, un brouillard épais m’empêche de rouler vite jusqu’à la ligne d’arrivée. J’arrive à la ligne vers environ 3h40. Incroyable feeling de participer au Baja 1000.

Team Québec Baja 1000 est une équipe québécoise comprenant 4 pilotes : Stephane Duchaine, Marco Desjardins, Martin Ratté, Sylvain Jobidon.

L’équipe a participé à cette édition dans la classe 30 avec une Honda CRF 450X 2008 fournie par Le Centre Honda d’Auto Frank & Michel.

source de www.quebecbaja1000.com

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